lettres à ma psy

14 août 2017

Lacan

"l'amour c'est donner ce que l'on n'a pas"

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10 août 2017

les trois i

imposture

individualisme

idealisation

 

en résumé...

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31 juillet 2017

la vie d'a coté

vivre sa vie comme une imposture

ne jamais donner de la valeur aux actes volontaires réussis , en donner beaucoup aux echecs

ne pas le mériter

juste avoir de la chance quand ca marche;en etre le premier surpris 

se complaire dans une forme médiocre d'auto satisfaction de ce qu'on a

elle me manque

moi je l'attends comme un con

bien fait pour toi

 

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26 juillet 2017

zone depressionaire

pas envie de lire 

pas envie de rire

l'ennui

pas savoir ou poser tout cela

les nuages s'ammoncelent

ceux qui cachent les caps et les phares

avis de tempête

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truffaut

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens et lui donnent son équilibre et son harmonie."

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24 juillet 2017

virtuel suite

"pour vous c'est quoi l'amour?"

"c est donner ce qu'on a pas pour paraphraser Lacan"

"pourquoi?"

"certaines personnes sont disposées à donner et recevoir, d'autres comme moi ,non"

"et?"

"ma mère m'avait promis un paradis sur terre , de rencontrer comme une évidence l'etre aimé,de faire l'inverse de ce que montrait le couple qu'ils formaient avec mon père,d'obtenir comme n du certain l'état fusionnel avec une femme"

"ca n'a pas fonctionné,pourquoi?"

"je suis incapable d'échanger des flux vers la personne que je crois aimer et ainsi je ne sais pas ce qu'est l'amour ;peur de donner (insuffisance) peur de recevoir (trop) ;ne pas mériter cet état du fait de mes névroses et autres paraphillies"

"c est plus clair pour vous maintenant"

"oui j'en connais les raisons , les tenants et les fins,mais je ne serais jamais rassasié,toujours dans l'attente"

"vous attendez quoi?"

"que quelqu'un me dise en face que je ne le mérite pas et disparaître"

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23 juillet 2017

virtuel suite

elle essaye de se calmer ,fait un exercice de respiration contrôlée,ferme les yeux

"reprenons , pourquoi suis je ici?"

" c était dans le rêve , celui dans lequel nous avons notre dernière séance auprès de la tombe de Brel aux marquises"

"vous vous foutez de moi ,ce n'est pas un rêve ,j'y suis déjà,ce n'est que le fruit de votre cerveau tordu?"

sa colère revient , palpable

"oui j'avoue ,cela je ne l'ai jamais rêvé mais souhaité ,ardemment

,presqu'un graaal"

"pourquoi?"

"partager avec vous sa rébellion, son sens de la vie ,sa cohérence de poete"

"et cette fameuse robe noire ,c'est quoi?

"c'est celle de notre premier rendez vous ,celle à col chinois;elle me rassure ;je suis partagé entre une femme qui fait le deuil de sa personne pour se mettre au service des autres et celle d'une avocate de ma conscience prenant la défense debout face à la mer contre mes erreurs racontées et aussi vite absoutes"

"encore une fois c'est mon travail"

"je n'y crois pas ;on ne peut pas faire de "ça"(sa) un métier tout du moins sans aimer l'ame humaine ..infiniment;c est par ce biais que j'ai fusionné avec vous"

"et votre amour c'est quoi?"

"c est celui que je n'ai jamais pu ou su donner à une femme , celui qui est éradiqué du désir , purifié à travers le tamis de nos rendez vous"

"et?"

"je ne sais pas quoi en faire,il existe mais n'a pas le droit d'etre dit"

pourquoi?

"il disparaîtrait dans une autre signification"

 

 

 

 

 

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22 juillet 2017

virtuel

"Alors comme ça je vous manque?"

"non,enfin oui.."

ses yeux se plissent;elle a cessé de tripoter son iphone et elle me regarde maintenant mi interrogative mi en colère 

une pointe d'anxiété

"et c'est pour cela que vous me faites revenir ?"

"non , enfin oui.."

"et puis cette robe noire que je ne mets plus depuis des années ,trop longue.."

"oui ça c'est moi"

"j'étais avec ma famille chez moi et je vous trouve très intrusif ,déplacé"

"oui,je sais, c'est le drame de ma vie"

"alors maintenant que je suis la , passez à table, dites moi tout"

"je suis désolé"

"cela ne suffit pas,moi j'ai tout laissé pour etre la , c'est un peu court..vous croyez quoi?je suis une femme ,j'aime mon mari ,mes enfants mes amis;le reste c'est le boulot! un travail que j'aime certes mais qui ne vous donne aucun droit ;il y a des limites..."

"vous m'avez embrassé en partant ,j'ai cru.."

"cru quoi? tout cela n'est que du transfert ,un amour de substitution, un erzast de votre vécu rien de plus"

"vous avez raison ,mais la petite musique est revenue alors je me suis permis"

"vous n'avez rien à vous permettre ,profitez du temps d'absence pour faire votre introspection ,ne me mêlez pas à cela maintenant"

"je ne vous mêle pas à "la chose" ,je me pose des questions,ou cela va me mener? pourquoi dois je vous aimer pour aller mieux?pourquoi certains sujets sont tabous ou du moins évités?"

"on pouvait en parler en septembre,cela devait attendre"

"oui ,mais c'est vous qui êtes venue dans mon rêve"

"cessez de penser à moi ,encore une fois c'est juste un travail pas ma vie"

"je n'y arrive pas ,vous êtes toute ma vie"

 

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08 juillet 2017

soleil couchant

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La mer n'existe pas 
Parfois nous la rêvons 
Mais elle n'existe pas 
Ce n'est qu'une intuition
La mer n'existe pas 
Parfois nous la croyons 
Mais elle n'existe pas 
Ce n'est qu'une illusion
Mais les pas du voyageur 
Entre ici et ailleurs 
Entre ciel et là-bas 
Mais elle n'existe pas
La mer n'existe pas 
Parfois nous la rêvons 
Mais elle n'existe pas 
Ce n'est qu'une intuition
La mer n'existe pas 
Parfois nous la croyons 
Mais elle n'existe pas 
Ce n'est qu'une illusion

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07 juillet 2017

comprendre n'est pas posséder

analyse brillante , accessible

si proche , si lointaine

mes fuites sont des mirages que mon obsession de tout posséder rend impossible

elle est devenue ma vie , ma seule porte ouverte

ma personna ne tombera jamais ,mon anima me tyrannise

Dialectique du moi et de l'inconscient (1933) de Carl Gustav Jung



Avant de parvenir à la dialectique du Moi et de l’inconscient, foutons à la poubelle la persona. La première étape que nous devons franchir est celle de la distinction entre le Moi et ce masque que nous revêtons à chaque fois que nous devons survivre aux épreuves de la vie sociale. Jung définit la persona comme étant « le masque d'un assujettissement général du comportement à la coercition de la psyché collective». Le surpassement de cette épreuve nécessite de comprendre la différence qu’il existe entre l’inconscient personnel et l’inconscient collectif. Nous partons de cette simple petite remarque, que chacun a pu ressentir un jour ou l’autre dans une sorte d’ « inquiétante étrangeté » : « L’inconscient semble détenir des éléments autres que les simples acquisitions de la vie personnelle » avant d’expliquer, à une autre échelle, les similitudes qui existent entre les différentes civilisations et systèmes religieux. L’inconscient collectif irrigue les individus et nourrit leurs constructions à la manière d’un champ morphique. « C'est cet état de choses qui explique, par exemple, le fait que l'inconscient des races et des peuples les plus éloignés les uns des autres présente des analogies, des correspondances remarquables, analogies qui se manifestent entre autres dans le phénomène, déjà souvent mis en évidence, de la concordance extraordinaire des formes et des thèmes mythiques autochtones, sous les latitudes les plus diverses. »


Cette première étape de différenciation est importante mais ce n’est pas celle qui retient le plus l’attention de Jung. Lorsque la persona est tombée, il faut s’attaquer à l’anima. L’anima, voilà ce qui intéresse Jung ! 


L’anima est inconsciente, mystique, introvertie. Dans Ma vie, Jung parlait de sa jeunesse qu’il avait sentie partagée entre deux personnalités : la personnalité A, extravertie, curieuse et sociale, et la personnalité B, renfermée, introvertie et intellectuelle. Cette expérience aura certainement encouragé Jung à développer cette étrange dualité qu’il a très tôt sentie en lui pour lui donner le nom d’anima. S’il est possible de liquider rapidement la persona sitôt les mondanités terminées, l’anima se montrera plus coriace à surmonter. Alors que la persona est en grande partie consciente, l’anima est inconsciente et se fait facilement passer pour la partie la plus authentique de nous-mêmes. Elle est celle qu’on pense être notre personnalité profonde, notre petit secret dorloté au plus profond de notre être… un gros bluff ! 


L’individu qui reste trop loin de son anima risque de mal la connaître. La prenant pour ce qu’elle n’est pas, il deviendra névrosé. Il imagine que son Moi revendique les ambitions vilipendées par la société ou l’entourage ou qu’il se caractérise par les jugements rapides que les autres émettent à son sujet sans y penser vraiment. L’individu a cru entendre son anima parler à travers une cloison mais parce qu’il n’a pas le temps, parce qu’il n’est pas assez courageux ou parce qu’il ne voit pas la cloison, il n’approche pas son oreille pour vérifier que celle-ci ne l’a pas trompé. L’anima est délaissée, personne ne l’écoute, ou personne ne l’écoute bien. Elle sanglote et rend l’individu morose, déprimé, névrosé. C’est ce stade qu’il faut dépasser, et c’est pour cela que Jung propose de converser dans sa Dialectique du moi et de l’inconscient. Encore une fois, si on a luMa vie, on se souviendra de la période dépressive traversée par Jung au cours de sa carrière : au lieu de fuir sa dépression dans le travail ou la distraction, il l’avait prise à bras-le-corps et lui avait fait subir un interrogatoire : qui es-tu ? que veux-tu de moi ? que fais-tu en moi ? 


« Poser la question [à l’anima] sur [un] mode personnel a un gros avantage : ainsi, en effet, la personnalité de l’anima se trouve reconnue et acceptée et une relation entre le Moi et l’anima devient possible. […]"


Il faut élever ce dialogue avec l’anima à la hauteur d’une véritable dialectique. Chacun, on le sait, a la particularité et aussi l’aptitude de pouvoir converser avec lui-même. Chaque fois qu’un être se trouve plongé dans un dilemme angoissant, il s’adresse, tout haut ou tout bas, à lui-même la question (qui d’autre pourrait-il donc interroger ?) : « Que dois-je faire ? » ; et il se donne même (ou qui donc la lui donne en dehors de lui ?) la réponse. »


Pour rendre cette méthode plus concrète, Jung cite cet exemple de dialectique entre un homme dépressif et son anima : 
« Lorsqu’une dépression s’emparera de lui, il ne devra plus s’astreindre soit à travailler, soit à telle ou telle contrainte pour oublier et fuir, il devra au contraire accepter sa dépression et, en quelque sorte, lui donner la parole. […] Ce n’est ni une faiblesse, ni un relâchement sans consistance, c’est au contraire une tâche difficile qui exige le grand effort de conserver son objectivité en dépit des séductions du caprice : on transforme ainsi l’humeur en objet observable, au lieu de la laisser s’emparer du sujet qu’elle domine. Le malade aura à faire en sorte que son état d’âme dialogue avec lui : son humeur devra lui révéler et lui préciser comment et de quoi elle est faite, et en fonction de quelles analogies fantasmatiques on pourrait tenter de la cerner et de la décrire. »


Non dogmatique comme toujours, Jung rappelle cependant qu’il n’existe pas une seule méthode qui serait universellement efficace. De même, l’anima ne donne pas une réponse unique et durable. A chacun de l’explorer personnellement. En d’autres termes, Jung propose une approche qui doit se montrer à chaque fois originale. En renouant avec son anima, l’état névrotique s’éloigne. On peut presque dire que cette méthode mobilise toute notre capacité d’attendrissement. Il faudrait se reculer, regarder l’anima, la bercer du regard et la questionner sans animosité. Il ne suffira pas d’une seule conversation qu’on mène à l’arrache sans considération pour son interlocuteur. La dialectique n’est pas un interrogatoire de justice biaisé qui doit conduire à la condamnation sans appel mais doit plutôt s’envisager comme une suite longue et progressive de dialogues nocturnes, menés loin de l’agitation extérieure, pour découvrir qui est cet étrange squatteur avec qui on cohabite depuis des années dans le silence et la méfiance. 


Cependant, nous devons rester sur nos gardes. L’anima, dans la mesure où elle est inconsciente, peut devenir un adversaire redoutable au cours de la conversation. Elle peut nous berner pour se venger des longues années de silence auxquelles nous l’avons contrainte, nous faisant par exemple croire que nous avons réussi à la mater et que nous sommes parvenus à un niveau de conscience supérieur. C’est le phénomène de l’inflation. Le Moi croira ainsi connaître tous les petits secrets bien cachés de l’Univers. Jung parle alors de personnalité-mana :


« La composante mana de la personnalité est une des dominantes de l’inconscient collectif, l’archétype bien connu de l’homme fort, qui s’est manifesté à travers toute la vie de l’humanité sous les multiples aspects du héros, du chef, du magicien, du medicine-man, du saint, du souverain, qui règne sur les hommes et les esprits, du roi, de l’ami de Dieu. »


Jung va plus loin que Nietzsche et son Zarathoustra, que tous les grands prophètes et initiateurs qui se sont laissés griser par la connaissance acquise –comme si une connaissance ne pouvait jamais être fausse !


« La connaissance plus approfondie, le rapprochement cohérent d'éléments précédemment séparés et dissociés de soi-même, l'impression d'avoir ainsi, semble-t-il, surmonté le conflit moral, donnent à une certaine catégorie de sujets un sentiment de supériorité pour lequel le terme de "ressemblance à Dieu" ne semble pas excessif. »


Liquider la persona, reconnaître l’anima et ne pas se laisser griser par la mana : telles sont les étapes que devra surmonter l’individu pour dépecer son Moi de tous les parasites encombrants, scories d’une vie sociale mouvante et souvent contradictoire. La raison de l’existence de ces entités semble un peu rapidement éludée, mais il ne relève sans doute pas de notre fonction de les expliquer (à la limite, ce serait peut-être une tâche qui plairait à celui qui a confondu son Moi avec la mana). Peu importe, gardons cette problématique sous le coude pour une prochaine réflexion. Une fois que ces étapes ont été franchies (Jung n’affirme pas qu’un être humain a déjà réussi cet exploit, on ne saura d’ailleurs pas si cette ambition est réaliste), le Moi peut alors s’acheminer tranquillement vers le Soi, version psychanalytique de l’Absolu.


« Ainsi le Soi est aussi le but de la vie, car il est l'expression la plus complète des combinaisons du destin que l'on appelle un individu ; et non pas seulement le but de la vie d'un être individuel, mais aussi de tout un groupe au sein duquel l'un complète l'autre en vue d'une image et d'un résultat plus complets. »


Il semblerait donc que le Soi n’attende pas qu’on se prenne la tête avec nos névroses, ni qu’on cherche le pouvoir absolu par la maîtrise d’un quelconque savoir illusoire : le Moi peut se rapprocher le plus possible du Soi à condition qu’il s’accepte comme une donnée provisoire et contingente. Il va falloir faire avec ce joujou dans cette vie, sans mater la vie des autres pour voir comment ils se débrouillent, sans rester matériellement attaché aux expériences vécues et aux expériences à venir. Quasi-ode à l’insignifiance qui laisse toutefois un peu sceptique car, après tout, Jung s’est peut-être laissé prendre lui aussi au piège d’une mana margouline, avide de connaissances, rusant pour faire croire qu’elle snobe le pouvoir et qu’elle est autre chose qu’une mana distrayante. Et si ce n’est pas le cas, Jung peut-il prétendre être le philosophe de génie que nous attendons tous, à chaque génération ?


« ... seul est philosophe de génie celui qui parvient à élever une vision primitive, qui n'est qu'un déroulement naturel, à la dignité d'une idée abstraite, et à en créer un patrimoine conscient de la collectivité des hommes. C'est en promouvant cette élaboration qu'il oeuvre de façon personnelle ; et c'est dans cette élaboration individuelle de son esprit que réside la valeur personnelle qu'il peut légitimement se reconnaître, sans basculer dans une inflation. »


Au-delà de l’inconscient collectif et de la mana, on ne peut pas affirmer qu’il n’y ait rien. Mais si ces trois stades nous permettent déjà de nous dépouiller et d’avancer, alors ils sont suffisants. La suite au prochain épisode.




Arthur Rackham


Crise vers la renaissance :

« Ce n'est pas chose insignifiante que de voir s'effondrer, chez un être humain, l'attitude et les structures conscientes. C'est en petit une véritable fin du monde, le sujet a l'impression que tous les éléments qui constituaient sa vie retombent dans une manière de chaos originel. Il se sent abandonné, désorienté, vulnérable à l'extrême, tel un navire sans gouvernail et livré aux fureurs des éléments. C'est du moins ce qui semble être et l'impression qu'il en a. L'expérience montre que la réalité est un peu différente : en fait, l'être, abandonné par son conscient, est retombé dans ses plans inconscients collectifs, auxquels il est livré. »


Processus de l'individuation :

« L'individuation n'a d'autre but que de libérer le Soi, d'une part des fausses enveloppes de la persona, et d'autre part de la force suggestive des images inconscientes. »


Définition du Soi:

« Intellectuellement le Soi n'est qu'un concept psychologique, une construction qui doit exprimer une entité qui nous demeure inconnaissable, une essence qu'il ne nous est pas donné de saisir parce qu'elle dépasse, comme on le pressent dans sa définition, nos possibilités de compréhension. On pourrait aussi bien dire du Soi qu'il est "Dieu en nous". C'est de lui que semble jaillir depuis ses premiers débuts toute notre vie psychique, et c'est vers lui que semblent tendre tous les buts suprêmes et derniers d'une vie. Ce paradoxe est inévitable comme chaque fois que l'homme s'efforce de cerner par la pensée quelque chose qui dépasse la capacité de sa raison.
J'espère que le lecteur a senti clairement qu'il a du Soi au Moi la même distance qu'il y a du soleil à la terre. On ne peut confondre l'un avec l'autre, pas plus qu'il ne s'agit d'une déification de l'homme ou d'un abaissement de Dieu. Ce qui est situé par-delà notre raison humaine lui demeure de toute façon inaccessible. »



Une première étape dans la dialectique entre le moi et l'inconscient : renouer avec l'inconscient collectif qui se laisse deviner à travers les contes, les légendes, les mythes et les religions :

« Je voudrais recommander à mon lecteur d’étudier une histoire comparée des religions en animant les récits qu’on y trouve et qui sont comme morts pour le lecteur habituel, en les remplissant de cette vie émotionnelle que devaient éprouver les croyants qui vivaient de leur religion. »

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