voici ce que je lui ecrivais mi aout :

 

Bonsoir F.

Oui je sais que je m’éloigne une nouvelle fois du cadre que vous m’avez refixé avec précision  lors de votre réponse à mon mail

Rassurez-vous ,il n’y aura pas d’autre envoi de ma part aucune forme de harcèlement à craindre

Je voulais juste vous dire que je vais arrêter nos rendez-vous et ne viendrais pas en Septembre

Ma motivation n’est plus présente

Ma dérive « amoureuse » est vécue par moi comme une attitude « parasite » à nos échanges ,une forme d’irrespect pour votre travail et votre engagement à mes cotés

J’ai trouvé une forme à moi de « lâcher prise » qui me suffit à gérer certaines situations grâce à vous et au travail accompli

 Je vis dans une forme d’entre deux dans lequel tout et rien n’est possible

Mais cela a été comme cela  toute ma vie

Cela ne me gêne pas , plus

Il y aura un manque ;c’est certain

Comment le vivrais je ?

En vous lisant , en vous croisant par hasard en ville, en me rappelant nos rendez-vous dont certains m’ont marqué à jamais

Je ne sais pas comment vous prendrez cette lettre

Comme les autres ?

Peut-être avec détachement ou un sourire

La psy m’a marqué , la femme aussi ; les deux me manqueront

Alors finalement « je vais mieux » et c’est bien… 

Jacques

Ps : un podcast qui m’a interpellé sur France culture (la série documentaire) : »les psys et leur premiers patients »

         Un film que j’ai vu sur le site vimeo ou il est en location «  le phallus et le néant » une charge contre la psychanalyse ! qui me semble excessive` et que je ne partage pas

Enfin un reproche que je vous fais …amicalement… le fait de ne pas couper votre téléphone pendant les séances et des appels qui ressemblaient parfois à des coups de ciseaux

Voila

Vous resterez pour la vie une belle personne que j’ai eu la chance de rencontrer … ce que je souhaite à d’autres de faire

 ...

mercredi 15h était le jour et l'heure du rendez vous inscrit dans mon agenda

mué par une force intérieure

je me suis préparé 

j'ai mis de l'argent de ma poche

quitté la maison à 14h45

me suis rendu devant le cabinet

caché derrière une camionnette j'ai regardé cette bâtisse dédiée à ses rendez vous

les fenêtres étaient grande ouverte..un peu comme lorsque l'on reprend possession d'un lieu trop longtemps fermé

le soleil baignait la façade

je pouvais presque respirer son parfum

je ne suis pas entré

a la fois fier et totalement malheureux

je suis en manque d'elle 

comme un gosse

comme un phare qui s'éteint pour toujours